Bolivie, La Paz, Pub et cholitas

Nous arrivons en début d’après-midi dans les faubourgs de la capitale bolivienne. L’arrivée dans la plus haute métropole du monde a de quoi impressionner. On a la sensation de descendre au fond d’un chaudron. La rampe d’accès aux véhicules est circulaire et vous emmène tout à fait au fond de cette cuvette de plus d’un million d’habitant. Dans ville peu ordinaire, les populations riches ont préférés s’installer dans les altitudes les plus basses (3600m). On trouve dans les quartiers riches des tours de cristal et une effervescence digne des plus grandes villes d’Amérique du sud. La banlieue de La Paz (El Alto) s’étend autour du centre sur la montagne et très loin sur l’altiplano.

Après quelques sueurs froides dans le trafic, nous stationnons dans l’avenue centrale de La Paz pendant 2h30, le temps pour les « éclaireurs » que sont Viaduc, Éloi, Barbie, Paik et Valéry de trouver un concert pour le soir dans un Pub, et une auberge bon marché.

Les musiciens Brésiliens que nous avions rencontré à Salta nous avaient prévenu, La Paz n’est pas une ville ou les musiciens de rue sont libres de jouer ou ils veulent. Nous ne cherchons donc pas à jouer devant la cathédrale par peur se faire virer par les policiers rapidement. Le spot de manche est vite trouvé, nous jouons devant le fourgon, dans la grande avenue. Il y a suffisamment de passage pour faire un set efficace, et nous faisons un maximum de publicité pour notre concert dans le Pub du coin : l’Oliver’s Bar.

Dans ce lieu international se croisent des backpacker’s, des occidentaux expatriés, et des Boliviens plutôt de « la haute » qui aiment faire la fète autour de bières fortes et de cocktails frelatés. L’ambiance pendant la première partie du concert est pourtant selon moi plus froide que lorsque nous jouons pour un public bolivien populaire. Les gringos sont un public difficile, ils n’achètent pas spontanément de Cds, ils n’apprécient pas trop le chapeau ce qui ne nous met pas à l’aise. Mais finalement, au deuxième set, le public en a un coup dans le nez et tout se décoince. Je ne parlerai d’ailleurs pas trop du troisième, du quatrième et encore moins du cinquième set de peur d’heurter la sensibilité des plus jeunes (ou des plus vieux).

Ce qu’on peut dire, c’est que le lendemain fut un jour « off » pour AhSiSiSi : tout le monde à fait la grasse matinée ! Les plus vaillants, Charlène et Barbie, ont pris le téléphérique flambant neuf reliant le centre à El Alto, non pas pour aller au musée, mais pour aller voir des combats de Catch local, le « Cholitas Wrestling ». Samantha la sympatica VS Veronica la Satanica qui se tirent les cheveux et font virevolter leurs jupon pendant 3h … Il paraît que ce fut fameux !

Le soir, nous nous retrouvons un petit resto à fondu. Parfois la mondialisation a du bon …

Article court mais suffisant, pour plus d’informations adressez vous aux intéressés directement !

Mais dites-moi, cela fait un moment que nous n’avons pas fait de vélo … ça vous dirait de descendre de La Paz à Coroico par la célébrissime « route de la mort » ?

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