Buenos Aires

Nous nous levons de bon matin, et par le truchement de notre génie, résolvons un problème digne de la chèvre, du chou et du loup pour se rendre à Colonia. Nous allons prendre le ferry à quelques kilomètres de là, mais devons laisser notre fourgon chez Jorge. Nous nous rendons tous au port, en emmenant avec nous Maxi, le cyclotouriste que nous avions rencontré la veille. Barbie largue tout le monde, ramène le camion chez Jorge, prend le vélo de Maxi et le lui ramène. On n’est pas peu fiers. Nous patientons dans le hall du port, passons la douane pour la cent-ciquantième fois. L’heure de bateau pour traverser l’estuaire donne un peu le mal de mer, et on n’est pas aidé par le hachis-parmentier d’effluves des parfums duty-free. Pour le reste, c’est tout confort, on se repose.

IMG_0358Arrivés à Buenos Aires, on prend deux taxis pour aller chez la belle famille de Baptiste, en banlieue. Cookie et Dante nous accueillent comme des rois. On mange jusqu’à plus soif, on profite de l’après-midi ensoleillée pour répéter dans le jardin, jouer aux échecs, défier la matriarche, dormir. Le soir, le reste de la famille nous rejoint pour un délicieux et gigantesque asado. La soirée se termine tard, on finit par s’écrouler dans le salon.

IMG_0384Le lendemain nous prenons trois-cents métros pour se rendre au centre-ville où nous devons rejoindre Los Fandango, un groupe de musique « new orleans-punk-traditionnel » que nous avions rencontrés à Mendoza. La moitié du groupe est graphiste, ils ont donc un studio de design – musique, dans lequel ils nous accueillent à grandes brouettés de pizzas. On fait plus ample connaissance, parlons de musique, de Brassens, du fonctionnement des groupes. Los Fandango nous emmènent faire une manche aux marché aux puces dans lequel ils ont l’habitude de jouer. On joue tour à tour, nous filmons les uns les autres, discutons avec un argentin du public, prolixe à mauvaise haleine, qui parle près du visage. Nous passons la soirée en ville, jouons sur une place à la demande de hollandais de passage pour le Dakar. Finalement nous allons dormir chez le tubiste et le violoniste du groupe.

IMG_0415Nous nous rendons le lendemain dans un autre quartier pour une nouvelle manche, sur les conseils des autochtones. La rue est pavée de changeurs de monnaie à la sauvette, qui ont les meilleurs taux du pays, ah si si si je t’assure ! On fait vite plus de bruit qu’eux, sympathise avec l’un d’entre eux qui nous offre un sandwich jambon-ananas. On fait tout de même moins d’argent que ce que le quartier laissait espérer. On mange dans un restaurant le soir, dans l’unique but de confirmer les on-dit sur la viande argentine, en mangeons un des meilleurs rump-steack depuis l’invention du rump-steack.

Le lendemain c’est quartier libre. On visite un peu la ville avant de reprendre le ferry le soir, sur une mer plus agitée qu’à l’aller. Nous avons à peine passé quatre jours à Buenos Aires, notamment du fait que les ennuis techniques du mois dernier ont décalé tout ce que nous avions prévu. Nous avons tout de même tous envie d’y retourner plus longtemps. Arrivés à Colonia, nous faisons du stop pour aller chercher le camion, et nous rendons à Montevideo dans la foulée. Nous y retrouvons Victoria, une connaissance du réseau de Barbie lors de son voyage, qui nous a concocté un plaisant programme pour les jours suivants.

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Déchargement du camion de bon matin à Colonia
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