Etape 3 : Plein de voitures mais la nature reprend ses droits…

Pour éviter les déconvenues de la veille, nous sommes plus matinaux et arrivons à partir à vélo vers 9h du matin ! Les conducteurs sont Vincent, fatigué de la veille, et Camille, dont la jambe est toujours un peu douloureuse depuis la première étape (Santiago-Valparaiso) de la semaine précédente.

L’objectif du jour est de remonter le long du fleuve (Rio Aconcagua) pour atteindre la dernière grande ville avant les Andes, l’éponyme Los Andes. L’étape prévue est plus courte que la précédente, pour ne pas s’essouffler ou se dégouter avant les grosses étapes de montagne à venir.

Etape_3_GPS

Fiche technique de l’étape :

Etape

Catemu – Los Andes

Date

Lundi 15 décembre 2014

Conducteurs

Vincent et Camille (toujours un peu blessé…) puis Vincent et Valéry (sur la fin de parcours)

Cyclistes

Baptiste, Nicolas, Charlène, Eloi, Valéry (puis Camille sur la fin de parcours)

Type de route

Piste, Route nationale très fréquentée (avec piste cyclable), route départementale pour finir

Distance (km)

68 km

Denivelé montée

650 m

Denivelé descente

50 m

Difficulté

Facile

Départ

9h

Arrivée

16h

Météo

Beau temps, vent arrière !

Nb de chutes

0

Nb de problèmes techniques

1 crevaison (Charlène, roue avant)

Après un lever matinal et un bon petit déj (agrémenté par une démonstration équestre de haute volée !) nous attaquons cette étape à la fraîche. Malheureusement, l’itinéraire que nous suivons semble passer par l’autoroute, ce qui nous parait un peu hasardeux… Nous empruntons donc une piste de terre sur quelques kilomètres pour la contourner (un col supplémentaire et une vue imprenable sur l’impressionnante usine de la vallée ! Petite pensée émue pour nos profs d’énergétique…)

Sur le chemin, de nouveaux chiens errants inquiètent nos mollets… Il faut savoir qu’au Chili, il est interdit d’euthanasier les chiens, et ils sont donc très nombreux à errer, non seulement dans les zones rurales, mais aussi dans les grandes villes. Nous pensons que des habitants doivent les nourrir, car à part une hygiène approximative, la plupart d’entre eux semble en bonne santé, et souvent prêts à en découdre avec des gringos à vélo….

A nouveau, nous nous munissons de bâtons et de pierres pour les effrayer (ce qui fonctionne plutôt bien). Voilà, maintenant, on fait peur :

P1040584 (1024x768)Heureusement, ce chemin suivi un peu à l’aveugle met bien le cap sur San Felipe, et nous permet sans trop d’encombres de rejoindre la route 60 – CH (équivalent d’une route nationale), sur 20 km. Cette route, fréquentée par de nombreuses voitures et poids lourds, est équipée d’une bande d’arrêt d’urgence sur laquelle nous pouvons circuler, et même, sur les 10 km encadrant la localité de Panquehue, d’une piste cyclable (il faut traverser la route pour poursuivre sur la piste cyclable à mi parcours). Ainsi, l’itinéraire est moins désagréable qu’imaginé… et le vent fait notre affaire en nous poussant dans le dos ! Première crevaison à déplorer sur le vélo de Charlène (fallait pas rouler dans les épines…)

Arrivés à San Felipe, nous nous intéressons aux raisins que deux femmes font sécher au soleil dans des cagettes, et celles-ci nous en offrent un sachet qui nous sera d’un grand secours tout le long de la traversée des Andes ! Notre pause déjeuner, plutôt longue et à la discussion animée, sera l’occasion, pour la première fois pour certains, de goûter aux empanadas locales (ben oui, on est des sportifs donc en général on ne mange que des pâtes et c’est pas forcément rigolo…).

Puis il faut encore mettre quelques coups de pédale sous un soleil de plomb (spéciale dédicace à la maman d’Eloi) pour atteindre et dépasser Los Andes. Là encore, même problème que la veille : le minibus n’a pas pu aller beaucoup plus vite que les cyclistes, et nous ne savons pas vraiment où nous arrêter pour camper… Nous décidons de poursuivre un peu plus avant, vers les gorges du Rio Aconcagua, qui nous fourniront, d’une part, une belle cueillette d’abricots, et, d’autre part, l’occasion d’un bain bien mérité dans ses eaux fraîches. Après un petit feu de camp et quelques parties d’échecs, on se couche tôt pour suivre le soleil et partir le plus tôt possible le lendemain matin (étape de montagne, une vraie !)

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