Etape 4 : Du feu dans les jambes et du vent dans les cheveux

Je tiens à préciser que les titres des étapes ont été choisis de manière collégiale par un échantillon représentatif de membres d’Ah si si si, et que l’auteur de ces lignes n’en saurait être tenu entièrement pour responsable. César étant rendu à César, revenons à nos moutons (de ch’val).

Bref, on attaque décidément les choses sérieuses avec la première étape de montage digne de ce nom (même si on a 600 m de dénivelé dans les pattes de la veille…) Le principe et l’objectif de cette journée est simple : se lever tôt pour éviter la circulation et rouler à la fraîche, et aller le plus haut possible dans la montagne pour espérer passer le col facilement le lendemain…

Fiche technique de l’étape :

Etape

Los Andes – Portillo

Date

Mardi 16 décembre 2014

Conducteurs

Eloi et Valéry

Cyclistes

Baptiste, Nicolas, Charlène, Camille, Vincent

Type de route

Route nationale très fréquentée

Distance (km)

50 km

Denivelé montée

1800 m

Denivelé descente

0 m (o casi…)

Difficulté

Difficile

Départ

8h

Arrivée

17h

Météo

Beau temps, vent arrière !

Nb de chutes

0

Nb de problèmes techniques

1 crevaison (Vincent, roue avant)

Les statistiques de l’étape parlent d’elles-mêmes : c’était pas de la tarte… Après un réveil bien matinal et un porridge – une fois n’est pas coutume – chaud (merci Barbie !), les 5 vaillants cyclistes s’élancent à la conquête des Andes. L’objectif officiel est de parcourir au moins 25 km de montée, jusqu’à la localité de Rio Blanco. L’étape est sévère, avec essentiellement de la montée (et pas de la petite), toujours sur la fameuse route 60 – CH, seul passage à travers les Andes dans ce coin-ci du Chili. La route est très fréquentée par de nombreux poids lourds, mais la présence de la bande d’arrêt d’urgence nous laisse suffisamment de place pour nous sentir en sécurité. Ces 25 km de montée (et 1000 m de positif) seront vite avalés grâce au vent que nous avons dans le dos et à la beauté des paysages, de plus en plus désertiques, et nous décidons donc de poursuivre plus avant sur notre lancée, c’est à dire de parcourir également les quelques 800 mètres de dénivelé qui nous séparent de la station de ski de Portillo, sur le Laguna del Inca.

Cependant, les choses se compliquent un peu sur la fin de matinée, avec la crevaison de Vincent, car pour démonter la roue il nous faut une clé de 15, qui ne fait pas partie de notre équipement cyclo, réduit au strict minimum pour cette étape de montagne… Nous demandons de l’aide à un particulier qui nous aide volontiers.. On n’oublie pas de regarder dans le pneu pour ne pas crever à nouveau à cause de la grosse épine, et hop, c’est reparti…

Nous déjeunons d’un sandwich grâce à l’assistance du véhicule, et reprenons ensuite la montée pour arriver aux fameux 30 lacets (soit 9 de plus que dans la montée de l’Alpe d’Huez, pour les chauvins). Là, on est contents de notre décision :

P1040710 (1024x768)Autant vous dire que ça tire bien dans les pattes… Heureusement, il y a un dieu, qui a placé sur notre route, entre le virage 14 et le virage 16, un conteneur de pinard éventré… Barbie n’hésite pas une seule seconde et va écoper le fond du conteneur avec sa bouteille, ce qui lui permettra d’atteindre le sommet plus rapidement, bien évidemment.

Arrivés à Portillo, station de ski l’hiver, et l’été simple lieu de passage pour les routiers, nous tentons de négocier avec le propriétaire de l’hôtel surdimensionné (aux faux airs de Gran Budapest Hotel…) un contrat musique contre de la nourriture ou l’occupation des lieux… Malheureusement l’hôtel est trop désert pour que cela puisse aboutir, mais le propriétaire nous laisse tout de même planter la tente dans l’herbe devant l’établissement et utiliser les sanitaires. Nous passons une nuit tranquille de repos bien mérité à 2900 mètres d’altitude.

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