Etape 5 : Le Christ rédempteur pas tout à fait (Sous-titre : Les jambes, mais pas la tête !)

A l’assaut du Christ rédempteur ! Au programme aujourd’hui, le franchissement du col éponyme et de la douane. La route nationale (60 – CH) que nous avons suivie jusqu’ici débouche sur un tunnel de 6 km de long qu’il nous est impossible d’emprunter à vélo. Il faudra donc passer par le véritable col, à 3900 mètres d’altitude, qui fait face à l’Aconcagua, le plus haut sommet du continent (altitude : 6 962 m). Pour les cyclistes, il s’agit presque d’une étape de VTT, avec une piste caillouteuse plutôt technique qui déroule ses interminables lacets dans un paysage lunaire… Pour les conducteurs, les difficultés seront davantage administratives, au passage de la douane chileno-argentine…

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Fiche technique de l’étape :

Etape Portillo (Chili) – Puente del Inca (Argentine)
Date Mercredi 17 décembre 2014
Conducteurs Vincent et Eloi puis en fin d’étape pour passage de la douane : Nicolas, Valéry, Camille
Cyclistes Passage du col du Christ rédempteur : Baptiste, Nicolas, Charlène, Camille, Valéry, puis descente sur route et galère en douanes : Eloi, Vincent, Baptiste, Charlène
Type de route Route nationale et piste de montagne (caillloux, poussière, etc…)
Distance (km)  26 km
Denivelé montée  1100 m
Denivelé descente  1100 m
Difficulté Difficile
Départ 8h
Arrivée Tombée de la nuit (merci la douane!)
Météo Grand beau temps, très venté en haut du col et côté Argentin
Nb de chutes 2-3 sans gravité dans la descente
Nb de problèmes techniques Au départ de Portillo : plus de batterie dans le camion… on réussit à se faire dépanner et le reste de l’étape se déroulera sans encombre côté camion comme côté vélos.

Départ de bon matin à Portillo, après une nuit bien reposante dans le calme des montagnes andines… Peu après la douane Chilienne où on nous laisse sortir du territoire sans grand tracas, nous nous engageons sur la fameuse piste menant au col. Les premiers lacets sont exigeants physiquement, mais le moral est au beau fixe et nous adoptons un bon rythme. Après un premier mur d’une quinzaine de virages, le panorama s’élargit et nous révèle la beauté des sommets qui nous entourent, mais aussi les lacets suivants qui s’étalent pour ainsi dire à perte de vue… Au final, c’est 55 lacets qu’il faut compter pour espérer admirer la vue depuis le col du Christ rédempteur, balayé par les vents et dominé par une imposante statue du Christ ouvrant les bras. L’arrivée au sommet est un soulagement pour tous et nous nous offrons un petit chocolat chaud accompagné d’Alfarojes (c’est booooon!). Pendant ce temps là dans le camion, Vincent perd encore et encore aux échecs…

Folle descente de VTT sur la vallée Argentine de Puente del Inca et passage à un premier checkpoint de la douane où nous récupérons un papier « BICYCLETA » à faire tamponner pour entrer dans le territoire. On nous apprend également, à cette occasion, que tous les fruits et légumes sont prohibés à l’entrée en Argentine (nous pensions que seul le Chili appliquait ces restrictions, pour des questions de préservation de la biodiversité…). Cet imprévu nous oblige à rejoindre le minibus et à cuisiner la grande majorité de nos provisions : au menu, reste de potage, ratatouille et salade de choux, puis cerises et abricots. On cache quand même de l’ail et des citrons au fond des sacs (sympa!)

Atteindre la véritable douane Argentine n’est pas une mince affaire non plus, car elle est située dans un grand hangar un peu en retrait de la route, au niveau de Puente del Inca : au premier passage, les conducteurs du minibus ne comprennent pas que c’est un passage obligé, et poursuivent jusqu’au prochain checkpoint de gendarmerie qui les refoule… Retour au hangar, où une une mauvaise nouvelle nous attend : pour pouvoir faire entrer le Sprinter en Argentine, il nous manque un papier. Nicolas, Camille et Valéry repartent au volant (enfin, pas tous à la fois), vers la douane chilienne (de l’autre côté du col, à Portillo) cependant que les cyclistes attendent patiemment dans le hangar. L’attente durera 3 heures, entre parties d’échecs, de belote, tentatives de joindre les autres, blagues avec le personnel de la douane, énigme des 50 mathématiciens-perruches qui se font torturer, etc.

Le retour des conducteurs nous apporte une mauvaise nouvelle : nous devons retourner chercher les papiers nécessaires à Santiago… S’organise alors le premier grand schisme Ah si si si (pour une durée que nous estimons à 1 ou 2 jours à ce moment-là) : Nicolas, Camille et Valéry repartiront vers Santiago pour récupérer les papiers du véhicule, pendant que Eloi, Vincent, Baptiste et Charlène continueront la route à vélo (descente sur Mendoza) sans assistance en les attendant…

Côté cyclistes du schisme, nous trouvons une auberge pas trop chère installée dans une gare desaffectée, la Vieja Estacion, et commençons à nous organiser pour une durée indéterminée…

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