Jeudi 12/03 – Samedi 14/03 : Purmamarca

Nous commençons cette journée par une petite heure de vélo pour rallier Purmamarca. Les premiers  paysages de la fameuse Quebrada de Humahuaca apparaissent devant nos yeux, avec ses montagnes colorées. Ces quantités de formations géologiques sont impressionnantes, même pour notre chamoniarde ! (C’est dire !) Nous arrivons donc à Purmamarca qui est un village touristique réputé pour son grand marché artisanal (cf. Lonely Planet) et sa montagne aux sept couleurs (oui oui, ici, tout est coloré).

Nous nous installons dans un petit camping, au calme. (Anecdote inutile : Le patron s’appelle José Garcia). La suite de la journée s’articule entre repos pendant les grosses chaleurs, et promenades à pieds pour découvrir l’endroit. En rentrant de promenade, arrive le drame. Notre Camille rentre avec une bonne entaille dans la main droite après une glissade mal maîtrisée et réceptionnée sur un caillou tranchant. Aussitôt, notre médecin et son interne (Baptiste et Anne) abandonnent la partie de tarot en cours et prennent les choses en main. Ils installent un véritable bloc opératoire dans la cuisine du camping. Quelques longues minutes plus tard, nous découvrons avec soulagement les 3 jolis points de suture réalisés avec brio !

Le lendemain, tous (non, un petit Valéry résiste encore et toujours à l’envahisseur et préfère se reposer geeker sur Age of Empire) en camion pour une petite excursion aux Salinas Grandes, un désert de sel situé à une soixantaine de kilomètres en direction de l’Ouest (et du Chili). La route est magnifique et nous permet d’observer aussi bien des montagnes aux couleurs variées, que cette grande plaine blanche immaculée, ou des cactus à perte de vue. Nous déjeunons dans le rustique village de Pozo Colorado où nous recevons la visite d’un jeune bouc ! Après cette pause, c’est parti pour un peu de sport. Les camioneros (Anne, Eloi, Camille) déposent les cyclistes (Baptiste, Charlène, Nicolas, Vincent) à 5 km du sommet du col pour les laisser profiter de la fin de cette montée vertigineuse. A l’arrivée au sommet (4170 m) nous voyons nos petits camioneros en train d’escalader le sommet au-dessus du col. A leur retour, nous improvisons un petit morceau de musique pour un généreux vendeur de souvenirs avec qui nous avons sympathisé. C’est un échec cuisant. Là-dessus, nous reprenons les vélos, accompagnés de notre stagiaire, et nous lançons dans 30 km de descente dans des paysages à couper le souffle ! Le début est effreiné et nous doublons quelques camions et bus. Cependant, la suite offre des pentes plus faibles et un fort vent de face. Pas si facile pour une descente…

Au réveil, il est déjà temps de dire au revoir à notre stagiaire, en lui souhaitant un bon retour au travail, dans le froid pallois. Nous levons le camp et allons jouer en ville, à vélo s’il vous plait ! Après cette jouerie, cap au Nord vers Tilcara !