Pérou, Arequipa : dernière étape avant le retour à Santiago  

La vallée verdoyante de Colca et les vallées arides qui entourent Arequipa sont séparées par des hautes montagnes caractérisées par un froid digne d’un hiver alpin. Après de longues heures de route et de changement de roue dans ce froid, nous voilà de retour en ville. On arrive un peu avant minuit au centre-ville, puis on se trouve un hotel bien confortable (pas de chance pour Eloi et Abitbol, ils dorment dans le camion pour le surveiller car il n’y a plus de parking gardé ouvert à cette heure-ci). Le lendemain, mission camion pour quatre d’entre nous. La porte latérale coulissante ne ferme plus, une pièce du loquet est cassée. En plus il faut changer les deux pneus de l’essieu arrière après notre crevaison de cette nuit. Eloi, Baptiste, Viaduc et Abitbol s’occupent de cette corvée. La journée n’est pas pire pour Eloi car il trouve enfin son maître aux échecs. En effet le vendeur de pneus s’avère être bien fort et mate notre champion par 2 parties à 0. Pendant ce temps Charlène avance sur la pochette de notre futur disque. Paik, en tant que bonne ménagère fait la lessive, et moi, je vous écris les articles et fais du tri de photos. On va aussi visiter un peu la ville pour manger au marché, et trouver un bon endroit pour jouer dans la rue le soir. Le marché d’Arequipa en vaut la peine d’ailleurs. Ces dernières expériences de cuisine péruvienne en valent la peine, et ça nous manquera au Chili.

 

Les autres rentrés, ils nous disent que selon leurs renseignements, ça ne sert à rien d’aller jouer avant 20h car les flics ne nous laisseraient rien faire. Du coup on se laisse aller devant la télé (quelle aubaine, cette après-midi, il jouent tous les X-men, autant dire qu’on en aura vu des bons films ces derniers temps) et on se cuisine une bonne polenta. A 20-21h on va se tenter la rue piétonne, qui grouille de monde, mais on a même pas le temps de jouer la moindre note que les flics sont déjà sur nous. Ils nous indiquent alors la rue san Francisco, où ce serait autorisé. On obtempère, malgré le fait que cette rue ne soit pas piétonne, que les trottoirs soient étroits, les passants moins nombreux… Mais finalement, on fait deux sets honnêtes devant un public intéressé et relativement fourni. Notre troisième set ne rassemble personne, du coup on écourte et ceux qui sont fatigués retournent à l’hôtel. Les survivants continuent de jouer à 5 un peu n’importe quoi, ce qui apparemment fonctionne mieux. On se fait assez de sous pour acheter une bouteille de jaggermaester et aller traîner un peu dans les bars. Bonne fin de soirée au final.

Voilà pour notre expérience arequipenienne. Il est maintenant temps de retourner nous faire voire au Chili !

IMG_4444
Alors Eloi on a trouvé son maître?
« 1 de 5 »