Pérou, Canete : folklore afro-péruvien et public chaleureux.  

Départ de Lima à midi, avec en tête le sentiment un peu amer de n’avoir pas été les bienvenus dans cette capitale.

La route vers le sud (la fameuse panaméricaine), nous offre des paysages étranges. Ce ne sont que dunes, collines rocailleuses, le tout dans un brouillard parfois épais ou tout du moins des nuages bas. Très peu de végétation, beaucoup de sacs plastiques, des constructions qui semblent pour la plupart à l’abandon, d’énormes panneaux publicitaires partout, des barbelés, des murs… par très gai tout ça.  Après quelques heures de route et une petite pause dans Pucusana, un paisible port de pêche, on arrive sur une vallée assez verdoyante avec une ville au milieu : San Vincente de Canete. C’est une petite bourgade plutôt paisible et qui paraît accueillante. A trois heures de l’aprèm, il n’y a pas grand monde sur la place, et on décide d’aller répéter dans les faubourgs en attendant que ça se remplisse un peu.

Le soir à la tombée du jour, nous montons les instruments sur la place et commençons à jouer. Ici le public est beaucoup plus enthousiaste, il est relativement nombreux et le contact avec eux est très chaleureux. Y’en a même qui nous achètent le disque ! Ça nous fait du bien et nous redonne la motivation. On fait donc deux bons sets sur la place. Après ça, une dame nous invite à aller assister à un cours de danse traditionnelle « afro-péruvienne » dans la cour d’un collège juste à côté. Ici, le folklore n’a rien à voir avec ce qu’on a pu voir dans la partie montagneuse du Pérou. Ça fait très fort penser à la danse africaine, et ça se danse sur des percussions (cajon et bongos). Maria, la professeur est la championne de danse locale, qui fut deux années consécutives la reine du festival afro-péruvien local, nous fait une superbe démonstration de son art, et on en repart avec un grand sourire aux lèvres. D’après les gens d’ici, Cañete est Le foyer de la danse afro-péruvienne.

Le soir, nous voilà de nouveau sur la route pour chercher un endroit pour dormir, cette fois en camping sauvage. Nous nous arrêtons à Catapala pour passer la nuit.

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sympatique port de pêche à Pucusana. Les yeux aiguisés repèreront un pélican
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