Pérou, Cusco-Ayacucho : la route c’est plus long que prévu !

Le 12 mai, Charlène arrive à Cusco à 10h. La coquine s’était fait une petite virée en France pour les 17 ans de la Fanfrale, sa fanfare d’école d’ingénieur. Elle nous revient avec des bonnes victuailles, ça commençait à nous manquer. Il y a un peu de tout : des fromages, de la charcuterie, du Ricard, des livres, et des souvenirs de nos copains. D’ailleurs merci la grasse bande pour le tee-shirt, je ne le quitte plus à tel point qu’il est déjà bien imprégné de mon odeur de cycliste campeur sauvage. Le temps de se préparer, de finir d’écrire les articles de ce blog et de programmer leur parution les 4 prochains jours, et nous partons en direction d’Ayacucho (eh oui, comme ça pendant qu’on fait du vélo loin de tous moyens de communication modernes, les articles apparaissent chaque jour sur vos petits ordinateurs à l’autre bout de la planète).

 

Le programme de ces cinq prochains jours est d’aller d’Ayacucho jusqu’à Huancayo en faisant du vélo le matin et en faisant des répétitions dans la campagne en camping sauvage l’après-midi.

 

La route jusqu’à Ayacucho est un peu plus longue que prévue. Alors qu’on devait arriver le soir même, finalement on s’arrête à la tombée du jour à mi chemin. On y mange, puis on décide de repartir et d’enchaîner sur quelques dizaines de kilomètres de plus avant de s’arrêter pour dormir.

On finit par trouver un petit chemin au bord de la route et on s’y gare pour planter les tentes et dormir. Beurk, c’est plein de détritus ! Mais bon ça y va falloir qu’on s’y habitue. Le réveil, de jour, nous offre une vue plus réjouissante : un paysage semi-brumeux dominant une grande vallée, dont les flancs sont parsemés de petites parcelles multicolores. On en oublierait presque qu’on a dormi au milieu des ordures.

 

La route qui suit est bonne mais sinueuse. Impossible d’aller vite avec notre fourgon qui peine parfois en montée.

Les paysages sont toujours magnifiques. On s’arrête sur un terre-plein en début d’après-midi pour pique-niquer et répéter avec vue dégagée sur une grande vallée. Et quel pique-nique ! Saucisson, fourme d’Ambert, Ricard, tout y est pour nous provoquer une sorte de jouissance buccale. Puis on finit la route jusqu’à Ayacucho. On s’y trouve un parking en face d’un logement bon marché. Le confort est assez hétérogène suivant la chambre, l’eau est froide, mais le fils de la gérante, un gamin du nom de Juan Carlos, nous accueille très chaleureusement et m’inonde de questions sur nous, sur notre pays, sur la chienne Laika, envoyeée dans l’espace par les Russes, sur le père noël de Finlande… Il m’indique aussi les spécialités locales culinaires que je dois goûter, les endroits dans la région que je dois visiter (malheureusement on n’est que de passage, du coup on aura pas le temps d’en voir un seul). On se fait un petit resto local, puis on va se coucher. On a bien besoin de sommeil car le lendemain commence le périple à vélo.

Bon désolé pour les photos, y’en a pas beaucoup, sur la route on n’y pense pas toujours. Je vais essayer de checher sur nos autres disques durs si il n’y en a pas qui trainent autre-part.

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sympa comme coin pour répeter