Pérou, Cuzco Assi et Macchu Picchu  

Le 6 au matin commencent nos vacances. Plus de programme jusqu’au 12. Cela ne fait pas de mal de pouvoir se faire des grasses matinées, des journées glandes… On profite de l’occasion pour faire de l’ordinateur, écrire des morceaux, répéter, flâner en ville, dans les musées, dans les bars… tout en gardant un œil sur la météo pour choisir le meilleur jour pour aller voir le Macchu Picchu. En plus on a trouvé un hôtel à 10 soles avec terrasse sur le toit et une superbe vue sur Cuzco. Ça c’est un bon cadre pour glander. On en profite aussi pour créer un groupe de musique du nom de Assi.

Un beau jour (un jeudi pour être plus précis), en regardant la meteo, Viaduc et moi tombons d’accord : si on veut se le faire ce Macchu Picchu, il faut partir demain pour y être samedi. Même si les prévisions sont pourries, elle sont meilleures que les autres jours (puis en fait on s’en tape on a pas peur de la pluie). On se met d’accord pour partir au petit jour le lendemain. Et nous voilà sur la route le vendredi midi. Direction Ollantaytambo dans la vallée sacrée, puis Santa Maria, puis arrivée à Santa Teresa sur les coups de 19h, après 7h de route dont 1h30 de piste de nuit. De là, on prend un taxi qui nous emmène en une demi-heure à hydroelectrica, qui comme son nom l’indique est un lieu dit dont la particularité est une centrale hydroélectrique. S’en suivent deux heure de marche de nuit en longeant une voie ferrée au milieu de la jungle et au fond d’une vertigineuse vallée. On arrive finallement sur les coups de onze heure du soir à Aguas Calientes, un village en bas des escaliers qui montent au Macchu Picchu. Baptiste nous trouve une chambre, que Camille, dit « Paik la menace » négocie à 80 soles pour nous cinq. On s’endort comme des masses épuisés les uns par la marche, les autres par leur système digestifs capricieux (la voie ferrée s’en souviendra !).

 

Le lendemain (ou plutôt quatre heures plus tard), réveil difficile pour entrer sur le site à 5h du mat, heure d’ouverture. La montée est raide, on sue bien mais après l’entrainement en altitude de ces derniers mois, on double tout le monde dans les escaliers. Et le jeu en vaut la chandelle : arriver au petit jour au Macchu Picchu est un spectacle époustouflant. Là non plus je ne vais pas m’étendre en descriptions interminables, les photos parleront d’elles mêmes. Même envahie par une marée humaine de touristes de tous les coins de la planète, ce site est un émerveillement. L’architecture inca, toujours aussi impressionnante, y est encore plus mise en valeur par le cadre : des montagnes abruptes et envahie d’une épaisse jungle. Nous y passons toute la matinée, y faisons une sieste, prenons plein de photos, puis redescendons. Après un bon bain et une bonne binouze dans les eaux thermales d’aguas calientes à la forte odeur d’urine, on se fait une bonne pizzeria puis au lit.

Le trajet du retour nous permet de voir de jour ce qu’on avait deviné à l’aller de nuit : la jungle épaisse, des cascades, des rivières propices à la baignade, et des rivières surgonflées et pas propices du tout, des petits oiseaux, des papillons… Puis la route du retour nous offre aussi son lot de paysages et de vertiges. Nous arrivons de nuit à Cuzco. On croise Maxime, George et Patrick, trois francais rencontrés au pied du Lican Kabur. On passe une bonne soirée avec eux en visitant pas moins de six bars et boites de nuit. Nous profitons enfin de notre dernière journée de vacances pour aller tester les performances scènique de « Assi » près du marché. On a au moins réussi à se payer de quoi manger, sans se faire emmerder par les keufs.

Maintenant, c’est l’heure de repartir de Cuzco.

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départ d'hydroelectrica de nuit
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