Pérou, Etape 2 : Ayacucho-Huanta : Sacs plastiques et paysages  

Ce matin-là, réveil aux aurores dans notre hostel d’Ayacucho. Pas trop difficile de se réveiller, car la gente locale est déjà debout et fait du bruit depuis environ 4 ou 5h du mat. Et faut dire que l’isolation des chambres (toit en tôle, cloisons sommaires…) ne permet pas de passer outre l’agitation matinale de la ville. Nos cyclistes se préparent pendant le « petit dej au cul du camion », comme on a pris l’habitude de dire. Pendant que d’autres (ou plutôt moi) se demande avec notre médecin de bord quel sorte d’antibiotique il n’a pas encore trop pris pour pouvoir se faire une nouvelle cure, après un réveil à la digestion un peu hasardeuse. En effet ce matin là, mon caca est très mou, et mes rots ont une étrange odeur de pet, ou plutôt d’œuf pourri… désolé pour ceux que ces détails incommodent. Changeons de sujet hein ?

 

Pour les cyclistes, la route jusqu’à Huanta est plutôt physique, avec ses 700m de dénivelé positifs, mais pas trop dure étant donné que la pente est régulière et l’asphalte bon et pas trop fréquenté. Quelques chiens agressifs viennent ajouter un peu de piquant à l’affaire, mais rien qui ne puisse enrayer le moral des mollets. Si il y a bien une chose qui est désagréable, c’est de voire à quel point les bas-côtés sont jonchés de détritus en tous genres. Autant dégoûtant pour les yeux que pour les narines. Il faut croire que les nombreux panneaux qui incitent à ne pas laisser d’ordures, à prendre soin des cours d’eau, à ne pas détruire la nature etc. sont suffisamment récents pour ne pas avoir fait encore d’effets visibles. Heureusement, les paysages montagneux et ruraux, à la géologie multicolore et encore recouverte pour la plupart d’une belle verdure vient rattraper la chose.

Étape Ayacucho-Huanta
Date Jeudi 14 mai
Conducteurs Viaduc, Barbie, Paik
Cyclistes Éloi, Charlène et Creutz
Type de route Asphalte tout le long
Distance (km) 43
Dénivelé montée +700
Dénivelé descente ?
Difficulté moyen facile
Départ 8h
Arrivée 13h
Météo un peu gris, peu de vent
Altitude 2600-3000
Nb de chutes 0
Nb de problèmes techniques 0

L’étape est achevée dans la matinée. Les camioneros ayant pris le temps de faire quelques provisions, et ralentis par deux barrages de police successifs, n’ont que peu d’avance en arrivant à Huanta.

C’est dans cette petite bourgade que nous pique-niquons sur la place centrale. Puis nous décidons de repartir un peu plus loin en camion pour aller trouver un endroit où répéter et dormir. On trouve un charmant petit endroit sur le bord de la piste qui va de Huanta vers le fond de la vallée du Rio Mantaro. Nous nous installons sous une ligne haute tension, et pouvons saluer toute la fin d’après-midi les paysans qui remontent leurs vaches, leurs ânes et leurs moutons et leurs chèvres qui ont mangé au fond de la vallée.

 

Ici, dame nature s’est fait un plaisir de parsemer d’embûches pointues la moindre petite parcelle. Le gras du bide de Viaduc en a fait les frais en s’y plantant le bout d’une feuille bien dure et bien pointue. Mais le pire c’est sans doute la mise en garde de Charlène, qui après être allé poser les tentes un peu à l’écart de la piste, nous annonce avoir vu un petit scorpion juste à côté. Du coup tongs interdites.

 

Après une bonne répète sous les regards curieux des chauffeurs passagers, paysans et leurs animaux qui passent, on retrouve les joies de la polenta faite maison. Avec les soucis de bide de chacun, finalement on en mange pas la moitié. Dégustation de comté, de nouveau une petite rasade de ricard, et au lit.

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ça va vite hein ?
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