Pérou, Etape 4, Anco-Mantacra : le Pérou profond de la campagne

On commence cette journée de vélo par une bonne petite montée, suivie d’une alternance de montée et descentes. Le tout sur une petite route serpentant à flanc de vallée, où se croisent difficillement les taxis, de rares camions et bus, des locaux à pied, des écoliers à vélo, des vaches, des chèvres, des ânes et quelques chiens, le plus souvent passifs mais aussi parfois légèrement belliqueux. C’est d’ailleurs l’occasion pour Baptiste de mettre un bon petit coup de bâton sur une truffe qui se rapprochait dangereusement de son mollet. C’est une première dans Ah Si Si Si. Ce satané clebs aura payé pour tous ceux qui nous ont crié dessus pendant ce voyage et qui n’auront pas eu droit à tâter du bâton.

Étape Anco-Mantacra
Date samedi 16 mai
Conducteurs Paik, Viaduc
Cyclistes Éloi, Barbie, Creutz, Charlène
Type de route puis route asphaltée étroite
Distance (km) 50
Dénivelé montée +500 environ
Dénivelé descente -300 environ
Difficulté moyen
Départ 8h
Arrivée 13h
Météo un peu gris, une petite averse, peu de vent, petites éclaircies
Altitude 2600-3000 et quelques
Nb de chutes 0
Nb de problèmes techniques 0

Non loin avant l’arrivée à Quichua, la petite station d’épuration de la ville est bien visible depuis la route. Je la visite pour voire comment ça se passe ici le traitement du caca. Apparemment, ça manque un peu d’entretien. Pour les initiés, les bassins d’aération semblent ne pas fonctionner. Seuls des bassins en amont non aérés, et un bassin qui ressemble vaguement à un clarificateur sont en service. L’eau qui en ressort a presque la même couleur que l’eau d’entrée… C’est un peu dommage car les installations semblent bien faites et assez récentes. D’autant plus que la rivière réceptrice est très belle.

Puis nous traversons Quichua. C’est une petite ville bien animée par son marché. Plein de monde nous regarde, nous hèle au passage, nous demande d’où on vient… on passe sans s’arrêter. La pluie menace. Juste au dessus, on peut apercevoir en contrebas un imposant barrage hydroélectrique. Et on se prend quelques gouttes de pluie. Mais rien de bien méchant.

Un peu plus haut, on croise un gosse avec une machette aussi grande que lui, très fier de lui. Puis des locaux nous indiquent qu’il reste plus que quelques km avant d’arriver à Mantacra. On mange dans un comedor de mantacra de la truite au riz et aux lentilles, très copieuse, sous les regards intrigués de 5 ou six gosses.

Les camionéros nous ont trouvé un bel endroit au bord de la route, rempli de moustiques et de boue, à peine de quoi poser une de nos deux tentes. Ceux qui ont encore de la force s’insurgent et recherchent un autre endroit. Finalement, ça en vallait bien la peine car on se retrouve bien au sec et au milieu des cactus.

Un local curieux, Ribeiro, me pose les questions habituelles, on parle une demi-heure, il m’apprend le nom de ces petites « mouches de sable » dont je ne me souviens plus. Ça ressemble à des petites abeilles microscopiques qui piquent et dont la piqûre démange violemment pendant 4 ou 5 jours. Nos jambes s’en souviennent. Il me dit qu’il voit assez souvent des cyclistes touristes seuls sur cette route. On débat pour savoir s’il est facile de doubler les camions et les bus en descente.

Sur ce arrive l’heure de notre répète désormais quotidienne. Puis on allume un feu pour le début de notre soirée. On se fait un petit sauciflard. On mange du riz à l’omelette, on brûle encore quelques cactus, puis dodo bien mérité.

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heuresement que ce n'est pas notre route !
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