Pérou, Etape 5 : Mantacra-Acostambo : Une bonne montée pour sortir de cette vallée

Voilà notre dernière journée de cette partie du voyage à vélo qui commence. Il reste un peu plus de 80 kilomètre à faire pour arriver jusqu’à Huancayo, mais le but de la journée est de se faire la montée jusqu’à Acostambo à vélo, puis finir la route en camion. En effet, le lendemain, Abitbol arrive à Lima le matin, et si on ne veut pas le faire trop attendre ni perdre trop de temps, il nous faut accélérer. Ce matin, ce sont Charlène, Eloi, Viaduc et Creutz les plus motivés pour pédaler. Paik et moi ferons les camioneros.

Étape Mantacra-Acostambo
Date Dimanche 17 mai
Conducteurs Paik, Barbie
Cyclistes Éloi, Viaduc, Creutz, Charlène
Type de route puis route asphaltée étroite, puis neuve et large
Distance (km) 50
Dénivelé montée +800
Dénivelé descente 0 ou presque
Difficulté difficile
Départ 8h
Arrivée 13h
Météo Beau
Altitude 2800-3600 et quelques
Nb de chutes 0
Nb de problèmes techniques 0

Le début de la route est tranquille. Un peu de montée, un peu de descente… tranquille quoi. D’autant plus que les cyclistes font des pauses. D’abord dans un petit village entre Mantacra et Izcuchaca où on rencontre notre premier cyber-café depuis quelques jours. Puis à Izcuchaca, une petite ville mélange d’architecture locale contemporaine (donc moche, je vais pas faire un dessin mais ça ressemble à de la brique rouge, de la tôle et des morceaux de béton dont les fers dépassent…) et de choses beaucoup plus anciennes. Un petit pont en pierre dans le style colonial enjambe la route à cet endroit. Il se déroule ici une grande fête. On s’en était pas aperçu, concentrés que nous étions sur nos vélos et nos répètes, mais c’est le dimanche de l’ascension ou un truc du genre. Ici les gens fêtent ça en musique traditionnelle et appellent ça la fête des Croix. Nos cyclistes rencontrent Martha Simonin, une péruvienne mariée depuis longtemps à un français, qui leur offre du pain au fromage et des pâtisseries.

Ils en auront bien besoin pour tenir car ici commence une bonne ascension. En effet, il ne reste que de la montée pour s’extirper de cette vallée et atteindre le bout de l’étape : Acostambo.

Pendant ce temps, nos camioneros, bien assis sur leur moteur, auront le temps de se faire une pause bouquinage au bord de la route, de s’arrêter manger de la truite dans un restaurant attenant à une pisciculture (fâmeuses ces truites d’ailleurs). Je la mange grillée tandis que Paik la commande en Ceviche (la spécialité péruvienne sans doute la plus connue, qui consiste à manger du poisson mariné dans du citron avec un mélange d’oignons crus et d’autres trucs plus ou moins forts suivant le cuistot). En tout cas ça se sent que c’est du poisson frais. Et la baie vitrée qui donne sur l’élevage, avec les truites qui tournent dans les bassins et les gens qui bossent dedans rajoute au charme du repas.

Finalement tout le monde se rejoint à Acostambo, en haut de la côte. Viaduc, Arrivé en tête, fait le coq : 15 minutes d’avance sur les autres. Eloi, puis Creutz ne sont pas en reste. Charlène arrive bien essouflée quelques minutes après. Sur ce, on reprend la route de Lima.

On passe par Huancayo, capitale de la province de Huancayo si je ne m’abuse. Ça n’a pas l’air formidable comme ville, mais très animé avec son grand marché du dimanche. De toutes façons on n’a pas le temps de s’arrêter donc on s’en fout. On termine les quelques heures de route qui nous conduisent à Lima. Les paysages sont toujours montagneux (un col à quasi 5000 tout de même), mais de plus en plus secs. Ça nous donne un avant-goût de ce qui nous attend pour les semaines à venir.

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un petit cours de géologie pour commencer la journée
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