Pérou, Etape Ilave – Puno, du plat et des fermes

Salut les groupies, Barbie à l’antenne pour vous conter notre périple au Pérou.

Allez c’est parti ! Après un réveil humide et matinal à une paire de kilomètres de la frontière et au bord du lac Titicaca, nous voilà au poste de frontière. Vu notre efficacité au réveil, on est quasi les premiers à passer. Enfin presque… Côté Bolivien, zéro problème, c’est toujours un peu agaçant de se faire taxer 10 bolivianos par un flic obèse au faciès de bull-dogue, mais bon au moins le passage est rapide. Côté péruvien les choses se compliquent : au départ ils nous disent que c’est impossible de passer car il nous manque un original du « certificado de inscripcion al registro civil gnagnagna » (chose qui n’avait jamais posé problème auparavant). Ils croient qu’on est des trafiquants de véhicules maintenant ! De fil en aiguille, on leur montre qu’on ne lâchera pas l’affaire de sitôt :

- déballage du petit dèj, gazinière, café, pain, fromage, le tout devant le poste de douanes et devant les commerçants locaux moyennement d’accord ;

- déballage au douanier de tous les documents (ô combien nombreux) que nous avons en rapport avec l’achat du véhicule et le voyage ;

- relais sur l’insistance auprès de ces messieurs les douaniers…

Finalement deux heures plus tard on reprend la route en compagnie de Gizella, charmante autostoppeuse argentine intriguée par notre petit manège frontalier. Puis on trace en camion jusqu’à Ilave, petite bourgade non loin du Lac. De là, on enfourche nos bicyclettes.

Étape Ilave – Puno
Date Vendredi 1er mai
Conducteurs Creutz, Duracell et Gizella
Cyclistes Éloi, Barbie, Viaduc, Charlène et Paik
Type de route Chemin plutôt bon , puis asphalte
Distance (km) 70 à peu près
Dénivelé montée +400 (quasi rien pour nos guiboles de contador)
Dénivelé descente -400
Difficulté facile mais long
Départ 12h30
Arrivée 17h30
Météo Grand beau, très peu de vent, un peu dans le dos
Altitude 3876 et quelques
Nb de chutes 0
Nb de problèmes techniques une crevaison lente de la part de la débile

Nous partons à midi de Ilave avec en tête de nous arrêter au bord du lac pour piqueniquer. Au bout d’une dizaine ou vingtaine de km sur des chemins rectilignes et plats entourés de rochers en dentelles très mignons, on n’arrive toujours pas au bord du lac. Petite erreur d’orientation qui nous permet toutefois d’admirer la tranquilité bucolique de la campagne péruvienne. Groupes de paysans souriants dans les champs, au milieu de leurs mini-meules de foin, alternance de petites parcelles de quinoa, avoine, blé, pommes de terre, et je ne sais quels autres trucs. Tout le trajet est parsemé de moutons, d’ânes, de lamas ou autres camelidés, de cochons, tous attachés à des piquets. Il y a aussi des poules et des canards. Tout ça me rappelle qu’on y mange bien dans ce pays ! Quelques chiens errants qui font comme si on était pas là (les braves bêtes !), et quelques chiens bien énervés mais attachés. C’est sympa de la part de la populace locale de les attacher ceux-là.

On piquenique dans un petit village, puis on continue sur ce même genre de chemin. Cette fois les dentelles minérales prennent de l’ampleur, on commence à avoir une belle vue sur le lac et ses îles… tout ceci était ma fois fort plaisant. Finalement on rejoint la grande route, et on torche les 30 kilomètres restant.

L’arrivée sur Puno est de toute beauté : à notre gauche des formations géologiques rouges, arrondies et verticales ; à notre droite la baie de Puno, avec le coucher de soleil au dessus de la ville. On y retrouve nos chers camioneros, qui nous ont gentiment trouvé des petites chambres dans un hostal pas trop cher. Après une petite douche pour certains, le visionnage de la fin de « Braveheart » pour les autres, chacun se munit de son gros instrument de ses plus beaux atours, puis on sort en ville pour mettre le feu au Parque Pino.

Accueil très chaleureux des péruviens, même si certain d’entre nous dont je ne citerai pas le nom se permettent de les appeler les « peruvianos » au lieu de « peruanos ».

On finit par se casser le ventre dans un resto chinois, puis par s’endormir devant Harry Potter en espagnol.

Bonne nuit les copains, à la prochaine.

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Préparation des vélos
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