Porto Alegre – Gravataí

Bonjour à toutes et à tous, Dudu s’occupe de nos chers internautes ce mois-ci. Et j’en suis ravi ! Pardonnez d’avance mon écriture « orale » et la familiarité avec laquelle je vous exprimerai mes idées. Passons.

Au final, on décide de partir de Valisas une journée plus tôt que prévu pour nous diriger vers notre prochain rendez-vous, Gravataí, une petite ville de la banlieue de Porto Alegre dans laquelle nous connaissons un brésilien étudiant à Marseille il y a quelques années. Les 700 Km qui nous séparent de lui furent longs et douloureux, travaux, dos d’âne et embouteillages sont monnaie courante au Brésil et nos 12 heures d’avance ne furent pas de trop pour être accueillis par Bruno en fin de matinée. Nous sommes chaudement reçus par son excellente maîtrise de la langue française et par le patron du bar dans lequel nous allons jouer deux jours plus tard, Junior.

Nous rencontrons une fanfare brésilienne avec laquelle nous gagnons nos premiers réals brésiliens, et nous familiarisons avec la langue locale. Mais non mais pas du tout ! On ne comprend fichtrement rien à ce foutu dialecte portugais ! J’apprends d’ailleurs par la suite – grâce à un dialogue interposé en Argentin – que les écoles publiques ne fournissent pas de réel apprentissage de l’espagnol ni de l’anglais. Les écoles privées en proposent un meilleur mais ont la drôle de politique de pousser leurs élèves à pratiquer la langue anglaise et rapprocher ceux-ci du marché commun qui lie le Brésil aux États-Unis. Quitte à bouder les pays hispanophones voisins. Hmm … Interresting.

Le lendemain midi Bruno nous amène dans une des cantines de Porto Alegre qui proposent un buffet à volonté typique brésilien avant de nous mettre en route, instruments sur le dos vers les spots potentiels de manche repérés la veille. La jouerie du jour n’est pas folle mais largement compensée par celles (oui celles !) du soir qui précèdent une des parades du carnaval de Porto Alegre. Musique et danse vont bon train et nous rentrons exténués vers 23 heures à Lechiguana, bar de Junior dans lequel nous logeons cette nuit et jouerons dès le lendemain. Repas léger avant de dormir après une journée riche en couleur. Dormir vous avez dit ? Pardi non ! C’est dans un bar que nous logeons et 300 personnes sont attendues une heure plus tard pour profiter de la caipirinha et de la musique DJ jusqu’à 6 heures du matin. Rien que ça ! Certain se couchent, d’autres profitent de la soirée. Sans vouloir d’avantage rentrer dans les détails : GAY BAR ! Cuir-moustache, grandes femmes à barbe, lesbiennes qui se galochent dans les coins, ah mais c’est festif c’est le moins qu’on puisse dire ! Les clichés du Brésil sont bien présents. « suipapédéou » comme on s’est amusé à le dire en imitant l’accent brésilien.

Dimanche midi, barbecue/piscine/sieste chez Bruno qui est définitivement très aimable suivi du concert au bar Lechiguana où nous prenons à revers la soirée de la veille en nous travestissant pendant la nôtre (oui le lieu possède une friperie à l’étage qui nous ravi).
Hé ouai qu’est-ce qu’y’a !?

Nous reprenons la route le matin suivant pour Florianopolis après avoir chaudement remercié le personnel du bar. Dans un premier temps en direction de chez Junior qui nous a promis un repas avec sa famille et une nuit tout frais payés dans sa maison de vacances à 60Km de notre objectif. (C’est qu’on en séduit des gens en faisant de la musique !) Puis tous au lit ! Étapes de vélo prévues les jours suivant !

(Pardonnez l’absence de photo, elles arrivent)