Samedi 21 et dimanche 22 : Fin des vacances et Humahuaca #2

Le quatrième jour, sonne la fin des vacances. Il est temps pour chacun de rejoindre Iruya et de retrouver les autres au camion. Pour une fois, à peu près tout le monde est à l’heure et nous sommes au complet vers 14h. Un petit passage au stand avec des denrées achetées au marché et nous voilà près pour l’Aventure. Oui, oui, et je pèse mes mots. En partant vers 16h, on se dit qu’avec le même timing qu’à l’aller on devrait mettre environ 3 ou 4h, mais c’était sans compter les incidents météorologiques ! En effet, durant nos petites vacances, de forts orages se sont abattus sur la région et ont gonflé toutes les rivières. Dès lors, même le retour du village de San Juan devenait plus difficile car il fallait traverser deux rivières, à pied…

Concernant la route de Iruya à Humahuaca, c’est bien simple, elle compte une vingtaine de passages à gué ! Nous apprenons que les bus ne peuvent pas circuler jusqu’au bout. Toutefois, notre courage et notre envie d’assurer le concert du soir (chez Enzo) sont plus forts, nous prenons la route.

Au bout de quelques minutes, arrive le premier gué. Nous sortons les sacs pour alléger le camion et traversons à pied. Baptiste prend le volant et nous gratifie d’un joli passage, le premier d’une longue série. A cet instant, nous crions victoire, sans doute un peu vite… A quelques hectomètres de là se présente un passage beaucoup plus difficile, et pour cause : une douzaine de véhicules sont arrêtés devant nous et attendent l’aide éventuelle d’un tractopelle qui semble être en train d’être réparé. Devant ce spectacle peu réjouissant, nous nous armons de patience en montant les instruments pour un petit boeuf au bord de la route. Au bout de trois quarts d’heure, les premières voitures passent, enfin les premiers 4×4 ou pick-ups ou encore ceux qui n’ont pas peur de défoncer leur voiture et roulent à fond… Nous faisons un bref état des lieux du passage : il est clairement impratiquable pour notre pauvre Sprinter… Du coup, le tractopelle ayant disparu de la circulation, nous prenons les choses en main : nous entreprenons de stabiliser le chemin archi-boueux en y plaçant bon nombre de galets. Après pas mal de manutention, nous tentons et réussissons la traversée, une nouvelle fois en faisant passer le chargement du camion à pied.

Il faut maintenant se dépêcher car la nuit tombe vite… Il fait déjà noir quand nous atteignons le sommet du col, après une bonne poignée de passages à gué, plus faciles ceux-ci. La descente se passe sans embarras jusqu’à ce que nous soyons un peu perdus. Effectivement, il semble y avoir plusieurs chemins. Nous ne savons plus vraiment si nous sommes sur la route ou seulement dans le lit d’une rivière… Qu’importe, le village d’Iturbe est en vue, nous sommes sauvés. Encore un gué difficile et c’est gagné, plus que des caillous.

Le retour sur asphalte est une véritable délivrance, aussi bien pour le moral que pour les fessiers. Nous finissons par arriver à Humahuaca sur les coups de 22h. Nous avons tout juste le temps de manger un sandwich, de nous préparer un peu et de nous rendre au bar Humahuagica.

Enzo est là, il est ravi. Les conditions sont simples : on chauffe la salle de notre musique et lui nous abreuve de son fameux vin, SELON LUI excellent (en fait c’est de la piquette !). En tout cas, même s’il n’y a pas grand monde, l’ambiance est au rendez-vous. Enzo est en pleine forme et profite de notre musique pour faire danser les femmes de l’assemblée ! De notre côté, nous rencontrons quelques touristes français en voyage dans la région, mais aussi des locaux qui apprécient l’originalité de notre formation. La soirée se termine tard…

Le lendemain, la journée sera placée sous le signe de la récupération. Nous sommes tous fatigués suite à cette folle journée de samedi. Seuls quelques motivés profiteront du calme pour répéter un peu ou laver leur linge. Le weekend se terminera par un repas au feu de bois (suite à la panne de gaz survenue juste avant les vacances).

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Contraste coloré.
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