Vendredi 27 : Santa Catalina – San Juan de Oros

Après une nuit agitée, nous revoilà à Santa Catalina. Le réveil est difficile, quasiment tout le monde est malade. Il semblerait que le repas de la veille soit mal passé. Seuls Camille et Eloi sont à peu près en forme (et encore !). Pour tous les autres, la nuit a été le théâtre de maux de ventre… Qu’importe, trois courageux enfourchent les vélos et prévoient de rejoindre Cusi cusi, à 90 km de là. En fait, lorsque le camion doublera les cyclistes, le point de rendez-vous sera changé en San Juan de Oros, pour 35 km de moins.

Etape

Santa Catalina – San Juan de Oros

Date

Vendredi 27 Mars 2015

   

Conducteurs

Camille, Eloi, Valéry et Vincent

Cyclistes

Baptiste, Charlène et Nicolas

Type de route

Chemin de terre

Distance (km)

55

Denivelé montée

Environ 800 m

Denivelé descente

Environ 600 m

Difficulté

Difficile

   

Départ

10h

Arrivée

19h

Météo

Ensoleillée

   

Nb de chutes

0

Nb de problèmes techniques

0

 

Cette journée sera difficile pour tous. D’un côté, nos cyclistes malades auront beaucoup de mal à aller au bout de cette étape au profil difficile. De l’autre, les camioneros enchaînent les problèmes et réalisent un véritable rallye-raid.

A vélo, le relief épuise nos sportifs. A cela s’ajoute la surface du chemin qui offre un faible rendement, ou encore les passages à gué qui n’ont de cesse de casser leur rythme.

Pour le camion, le chemin est long et semé d’embuches. En effet, prudence est de mise tant la route est cahotique avec ses pierres, ses ornières et autres passages à gué. En plus, dès le début tout avait mal démarré. En tout cas le camion. Il a fallu recourir à l’aide de militaires venus recharger notre batterie avec un énorme véhicule tout terrain. Une fois cette épreuve passée, nous pouvons prendre la route. Tout se déroule pour le mieux, à vitesse lente, jusqu’à Oros, dernier village avant l’arrivée. A partir de là, la route emprunte un canyon et le lit d’une rivière. Plusieurs panneaux sont là pour nous prévenir de l’impraticabilité de la route en cas de pluie. Ca ne rigole pas ! A priori c’est bon donc nous nous engageons. La circulation s’effectue entre eau et caillous mais ça passe. A mi-chemin, nous stoppons pour une pause déjeuner. Peu après la pause, nous croisons deux véhicules de l’armée. Alors que le premier nous demande des renseignements sur l’état de la route, le second nous adresse de grands signes. Nous ne comprenons que quelques mètres plus tard : nous venons de crever de la roue avant gauche ! Tous dehors, au boulot ! Nous montons donc la roue de secours et c’est reparti. Nous conduisons dès lors avec toute les précaution possibles car nous n’avons pas d’autre chance. Nous sortons du canyon et soufflons un peu. Nous arrivons ensuite à San Juan de Oros, devant de spectaculaires paysages. Comme le village est composé uniquement d’une église et deux maisons, nous essayons de pousser un peu plus loin pour trouver un endroit propice pour camper. En vain. En effet, un immense gué barre la route et il semble préférable d’attendre les cyclistes pour être sûrs de ne pas avoir à faire demi-tour. Pendant ce temps nous repérons l’endroit le plus favorable pour traverser, suivant les conseils d’un local. Ensuite, nous retournons au village situé un kilomètre plus haut pour attendre nos cyclistes. Ne les voyant pas venir, nous rebroussons chemin. Après quelques hésitations à l’entrée du canyon, nous nous y engoufrons. Après quelques virages, nous rencontrons Baptiste et Charlène. Par contre, pas traces de Nicolas depuis une heure environ. Il est en arrière et a du mal à trouver de la ressource pour appuyer sur les pédales. Nous chargeons les vélos et partons à sa rencontre. On le croise quelques minutes plus tard. Ouf ! Nous pouvons donc faire demi-tour et retourner à San Juan de Oros. Au village, nous demandons à un habitant s’il existe un lieu pour planter les tentes. Il nous invite à nous installer dans la cour devant l’église car celle-ci est protégée du vent par un mur d’enceinte.

Après cette dure journée, nous sommes contents de nous restaurer sous un ciel de toute beauté. La nuit sera réparatrice, même si nous tous avons déjà en tête le passage à gué qui nous attend au réveil.

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